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Le barème se définit comme une
structure de coûts qui prend en compte les différents frais
nécessaires au fonctionnement des filières café et cacao, qui
sont engagés par les opérateurs de ces dernières.
Dans le système libéralisé actuel,
chaque opérateur à son propre barème des charges en fonction de
la rentabilité recherchée et l’optimisation des coûts. C’est la
raison pour laquelle la BCC utilise le terme de structure
indicative de coûts, car nous avons pu obtenir les coûts des
différentes charges a titre indicatif.
Les coûts intermédiaires ont une
forte répercussion sur le prix payé aux producteurs.
Il est nécessaire de faire la
différence entre le barème du temps de la Caistab et ceux qui
sont présentement en cours dans le système libéralisé actuel.
Tout comme dans tous les pays en
développement, la filière cacao en Côte d’Ivoire présente des
coûts commerciaux - relevant du secteur primaire - beaucoup plus
importants que dans les autres économies et secteurs. Les frais
liés aux opérations de commercialisation sont élevés car les
risques sont considérables, et de hauts niveaux de risques
entraînent une hausse des coûts à chaque maillon de la filière.
Cet état de fait n'a pas qu'une répercussion sur la
compétitivité du pays, mais également sur le prix finalement
payé aux producteurs et donc sur la situation sociale des
acteurs économiques les plus faibles.
Prix de revient
La structure indicative des
coûts ou : C’est l’ensemble des charges liées à la
commercialisation du café et du cacao. Elle permet d’une part au
producteur de mieux négocier le prix de sa production et d’autre
part à l’exportateur de mieux apprécier ses charges.
De ses
différentes composantes, certaines sont incompressibles (taxes,
redevances etc. car fixées par décret gouvernemental) et
d’autres compressibles (fret maritime, traitement
phytosanitaire, transport etc. car négociables par chaque
opérateur). C’est la capacité de négociation de chaque
exportateur vis-à-vis des prestataires de service qui détermine
sa structure de coûts ; de ce fait elle diffère d’un opérateur à
un autre.
Prix Caf
d’enregistrement :
Le prix caf (Coûts Assurance et Fret) d’enregistrement sert au
calcul de la taxe d’enregistrement. Son mode de calcul est le
suivant :
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[ (PCJ-1
+ Diff) + (POJ + Diff)
] * Dév |
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PCAFenr = |
------------------------------------- |
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2 |
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PCJ-1 :
Prix de clôture jour de la veille (J-1)
POJ
: Prix d’ouverture du jour (J)
Diff
:
Différentiel
Dév
: Devise en euros
Exemple : (17/02/04)
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[
(872 + 20) + (869 + 20) ] * ( (1/0,6768) * 655,957 /
1000 ) |
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PCAFenr
= |
--------------------------------------------------------- |
= 863 FCFA/Kg
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2 |
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Les prix (J-1 et
J) variant chaque jour, le prix CAF d’enregistrement change tous
les jours.
Les producteurs
doivent le comprendre comme étant un paramètre de calcul de la
taxe d’enregistrement (taxe = 5% x PCAFenr) qui
influence le niveau du prix bord champ.
Prix bord
champ :
comme son nom l’indique, c’est le prix payé au producteur par la
coopérative ou le pisteur. Il résulte du prix international
auquel sont retranchés les différents coûts de commercialisation
du produit.
Prix
minimum indicatif :
Fixé en début de chaque trimestre de la campagne, il sert de
base de négociation au producteur.
Total
CAF :
C’est le cours de clôture de la veille à la
bourse de Londres en franc CFA
Fret
maritime :
C’est le coût du transport maritime du port d’embarquement au
port de décharge
Courtage :
Ce sont les frais payés à un tiers qui a servit d’intermédiaire
entre l’exportateur et son client
Assurance :
C’est le tarif appliqué par l’assureur pour garantir le produit
depuis l’embarquement jusqu’au débarquement.
Freinte
maritime :
C’est la perte de poids subit par le produit au cours du
transport maritime.
Total
FOB : Ce sont tous les frais payé par l’exportateur
depuis le bord champs (achat du produit au bord champs) jusqu’à
la mise à quai du produit.
Caution
d’enregistrement : C’est le coût du cautionnement d’une
banque à un exportateur lorsque celui ci effectue un
enregistrement (déclaration d’un contrat de vente) auprès de la
BCC.
Taxe
d’enregistrement : Taxe la taxe payée au receveur des
impôt toutefois les fois qu’un exportateur effectue un
enregistrement
Redevance
BCC,FRC,ARCC : Ce sont les sommes payées aux différentes
structures de régulation pour leur fonctionnement
FDPCC :
C’est une redevance payée au FDPCC pour son fonctionnement et
pour lui permettre de réaliser des investissement en direction
du monde paysan
Redevance
sacherie : Ce sont des charges payées par les
exportateurs pour l’achat des sac brousse pour les producteurs
Réserve
de prudence : Somme sensée servi à la régulation du prix
bord. En d’autres termes, la réserve permet de payer le prix
minimum au producteur dans un contexte de chute des prix en
dessous du prix caf de référence
Etablissement BV : Frais engagés pour l’établissement du
bulletin de vérification (BV) après de la qualité du produit
Traitement
phytosanitaire : Ce sont les frais de traitement du
produit contre les parasites, la moisissure
Certificat
poids : Ce sont les frais engagés pour établir le poids
du produits par des entreprises agréées
Frais
généraux : Ils renferment tous les frais autres que ceux
énumérés dans le barèmes
Rémunération : C’est le gain de l’exportateur
Prix loco
magasin : C’est la valeur du produit après usinage et
mise en sac
Sacherie
export : C’est le prix du sacs export
Usinage : C’est
la préparation du produit à l’export. Cela consiste à bien le
sécher dans des fours après l’avoir débarrassé des débris et des
déchets
Magasinages : Ce sont les coûts de location de magasin
avant usinage
Freinte
usinage : C’est la perte de poids du produit après
usinage
Prix rendu
usine : Valeur du produit parvenu à l’usine ou à
l’exportateur
Valeur
entrée zone portuaire : Ce que paie l’exportateur pour
faire entrée le produit en zone portuaire
Primac :
C’est le Programme d’Information sur les Marchés du Café et du
Cacao. Il a été initié à l’attention du monde rural afin de
permettre aux producteurs d’avoir des bases de négociation
fiables. |