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Dynamique des Marchés du Cacao

Dynamique des Marchés du Café

 

 

Dynamique des Marchés du Cacao  

  • Évolution en dents-de-scie de février  au 15 juin, flambée des cours du 16 juin au 14 juillet suivie d’une chute à l’expiration du contrat juillet 2006

 

 

Les cours se sont redressés  au cours des dix premiers jours de février pour atteindre  le 7 février un plus haut niveau de deux semaines et demi à £932. En effet, les violences survenues à l’Ouest de la Côte d’Ivoire et les craintes d’un regain de tensions suite aux sanctions  imposées à certains leaders politiques par les Nations Unies, ont entraîné des achats spéculatifs. S’en est suivi une forte correction technique suite aux prises de bénéfices engendrées par des  liquidations des positions longues des Fonds d’investissement. 

Le marché a été haussier jusqu’à la mi-mars, des signaux techniques positifs ayant  encouragé les achats spéculatifs. Les cours ont ensuite  évolué dans des marges restreintes.  

La tendance du marché a été baissière en avril et le contrat rapproché  a accusé une perte de £21 entre la session d’ouverture le 3 avril, à £918 la tonne (864FCFA/kg) et la clôture le 28 avril, à £887 la tonne (841FCFA/kg). Les cours se sont négociés dans une fourchette comprise entre un sommet à £929 (874FCFA) et un plancher à £866 (833FCFA). Le recul de la livre sterling à un plus bas niveau de 14 mois face à l’euro le 5 avril, à 934 FCFA, a entraîné des opérations d’arbitrage entre le dollar et la livre sterling qui ont permis  un gain de £11 pour la livraison mai  sur le LIFFE, à £925 la tonne. Très vite cependant, les liquidations des fonds conditionnées par l’assurance d’une récolte intermédiaire généreuse en Afrique de l’Ouest  et par les activités de report du contrat mai sur juillet ont fait dégringoler les cours. Ainsi,  le 13 avril le contrat mai a d’abord brisé un premier niveau plancher d’un mois à £876 la tonne, avant de plonger à un nouveau plancher le 16 avril, à £866. La légère remontée des cours enregistrée la dernière semaine du mois a été liée à la grève des producteurs ivoiriens qui a ralenti les exportations de cacao origine ivoire du 24 au 26 avril. Les cours ont momentanément franchi la barre des £900, à £909 le 25 avril, avant de clore la dernière session du mois à £887. 

Une forte volatilité des cours a été enregistrée en juin 2006. Le contrat rapproché  a  évolué à la hausse  engendrant un gain de £148 entre la session d’ouverture le 5 juin, à £862  la tonne (829FCFA/kg) et la session de clôture du  30 juin, à £1001 la tonne (950FCFA/kg). Les cours se sont négociés dans une fourchette comprise entre un sommet à £1010 (959FCFA) et un plancher à £850 (809FCFA).  On a assisté pendant tout le mois à de nombreuses activités de report du contrat juillet sur celui de septembre en raison de l’expiration du contrat juillet le 14 juillet. Cette forte volatilité des cours en juin a été principalement liée aux achats spéculatifs et à ceux des Fonds d’investissements.  A partir du 7 juin, la structure des prix à Londres s’est inversée avec un marché en déport reposant sur des facteurs techniques plutôt que sur une pénurie effective de l’offre.  Cependant, le déport s’est accentué à partir du 14 juin avec l’envolée des cours.  Le contrat juillet a d’abord  atteint un pic de 15 mois à £946 le 16 juin pour ensuite se hisser à un plus haut de 24 mois, à £1010 le 30 juin tandis que le second terme atteignait un plus haut de 5 mois, à £963 la tonne. 

Malgré l’approche de  l’expiration du contrat juillet, les achats des fonds et les achats spéculatifs sont demeurés très importants sur ce dernier mois  si bien que les positions ouvertes sur la première position étaient estimées à 40 318 lots le 7 juillet, à quelques jours de  son  expiration.  On a assisté le 14 juillet, jour de l’expiration du contrat juillet,  à une hausse significative de la deuxième position, le contrat septembre 2006, qui a atteint un sommet de 15 mois. Cette hausse était principalement liée aux rachats de couverture par les Fonds. Par la suite, la liquidation des positions longues des Fonds a fait reculer le contrat septembre  à un plus bas de un an et demi, fermant la séance du 21 juillet à £862 après avoir atteint un plus haut à £1 015. Il a ensuite évolué dans des marges étroites. La dernière semaine du mois, les cours ont continué à régresser sous la pression des ventes spéculatives, quoique dans des volumes réduits, qui ont poussé le cacao vers un nouveau plus bas à £851(818FCFA), pour finalement fermer la séance du 28 juillet à £855 (820FCFA). 

En Côte d’Ivoire, une accélération des achats  a été constatée avec le début de la récolte intermédiaire. De 70 000 tonnes en avril, les achats déclarés sont progressivement montés à 89 000 tonnes en mai et 115 000 tonnes en juin, contre respectivement  48 000 tonnes, 70 000 tonnes et 68 000 tonnes pour les mêmes périodes en 2004/05. 

ACTUALITES DES MARCHES  

  • Accroissement de l’usinage au Ghana

Selon Afrique Agriculture  dans son édition de mai 2006, les trois principaux transformateurs de cacao présents au Ghana ont décidé d’augmenter leurs capacités de production, montrant ainsi la confiance des industriels du cacao dans le Ghana.

Cocoa Processing Company (CPC)  a porté  sa capacité à 55 000 tonnes en inaugurant une nouvelle ligne de  broyage de 30 000 tonnes de fèves. La 2ème phase consistera d’ici fin 2006 à augmenter la capacité de la nouvelle ligne de 10 000 tonnes, portant la capacité totale à 65 000 tonnes. Les équipements et machines sont de la marque allemande « Man Ferrostaal ». Avec cette augmentation de capacité, CPC s’attend à  une hausse de son chiffre d’affaires annuel de 40 millions de dollars américains (20.8 milliards de CFA) à 100 millions (52 milliards FCFA). CPC porte vers l’Afrique de l’Ouest, le Moyen-Orient, l’Afrique du Sud, l’Europe et les Etats-Unis des produits semi-finis (beurre de cacao, liqueur et poudre) ainsi que des produis finis dont le  chocolat « Golden Tree ».

La société suisse Barry Callebaut, quant à elle, conduit actuellement des travaux d’extension de son unité industrielle aux fins de doubler sa capacité à 60 000 tonnes de fèves par an.

Pour finir, le West Africa Mill Company Limited (Wamco), filiale du groupe allemand Hosta, qui transforme actuellement 56 000 tonnes est en train de porter  sa capacité à 80 000 tonnes.

Les travaux réalisés par ces trois entreprises porteront la capacité de transformation du pays à 205 000 tonnes à la fin de l’année, soit 35% de la production  nationale. La politique du gouvernement Kuefor vise à transformer 40% de la production nationale contre 20% actuellement. Toujours selon Afrique Agriculture, Cargill et ADM étudient également  une implantation industrielle au Ghana.

 

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