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Dynamique des Marchés du Cacao

Les cours se sont redressés au
cours des dix premiers jours de février pour atteindre le 7
février un plus haut niveau de deux semaines et demi à £932. En
effet, les violences survenues à l’Ouest de la Côte d’Ivoire et
les craintes d’un regain de tensions suite aux sanctions
imposées à certains leaders politiques par les Nations Unies,
ont entraîné des achats spéculatifs. S’en est suivi une forte
correction technique suite aux prises de bénéfices engendrées
par des liquidations des positions longues des Fonds
d’investissement.
Le marché a été haussier jusqu’à
la mi-mars, des signaux techniques positifs ayant encouragé les
achats spéculatifs. Les cours ont ensuite évolué dans des
marges restreintes.
La tendance du marché a été
baissière en avril et le contrat rapproché a accusé une perte
de £21 entre la session d’ouverture le 3 avril, à £918 la tonne
(864FCFA/kg) et la clôture le 28 avril, à £887 la tonne
(841FCFA/kg). Les cours se sont négociés dans une fourchette
comprise entre un sommet à £929 (874FCFA) et un plancher à £866
(833FCFA). Le recul de la livre sterling à un plus bas niveau de
14 mois face à l’euro le 5 avril, à 934 FCFA, a entraîné des
opérations d’arbitrage entre le dollar et la livre sterling qui
ont permis un gain de £11 pour la livraison mai sur le LIFFE,
à £925 la tonne. Très vite cependant, les liquidations des fonds
conditionnées par l’assurance d’une récolte intermédiaire
généreuse en Afrique de l’Ouest et par les activités de report
du contrat mai sur juillet ont fait dégringoler les cours.
Ainsi, le 13 avril le contrat mai a d’abord brisé un premier
niveau plancher d’un mois à £876 la tonne, avant de plonger à un
nouveau plancher le 16 avril, à £866. La légère remontée des
cours enregistrée la dernière semaine du mois a été liée à la
grève des producteurs ivoiriens qui a ralenti les exportations
de cacao origine ivoire du 24 au 26 avril. Les cours ont
momentanément franchi la barre des £900, à £909 le 25 avril,
avant de clore la dernière session du mois à £887.
Une forte volatilité des cours a
été enregistrée en juin 2006. Le contrat rapproché a évolué à
la hausse engendrant un gain de £148 entre la session
d’ouverture le 5 juin, à £862 la tonne (829FCFA/kg) et la
session de clôture du 30 juin, à £1001 la tonne (950FCFA/kg).
Les cours se sont négociés dans une fourchette comprise entre un
sommet à £1010 (959FCFA) et un plancher à £850 (809FCFA). On a
assisté pendant tout le mois à de nombreuses activités de report
du contrat juillet sur celui de septembre en raison de
l’expiration du contrat juillet le 14 juillet. Cette forte
volatilité des cours en juin a été principalement liée aux
achats spéculatifs et à ceux des Fonds d’investissements. A
partir du 7 juin, la structure des prix à Londres s’est inversée
avec un marché en déport reposant sur des facteurs techniques
plutôt que sur une pénurie effective de l’offre. Cependant, le
déport s’est accentué à partir du 14 juin avec l’envolée des
cours. Le contrat juillet a d’abord atteint un pic de 15 mois
à £946 le 16 juin pour ensuite se hisser à un plus haut de 24
mois, à £1010 le 30 juin tandis que le second terme atteignait
un plus haut de 5 mois, à £963 la tonne.
Malgré l’approche de
l’expiration du contrat juillet, les achats des fonds et les
achats spéculatifs sont demeurés très importants sur ce dernier
mois si bien que les positions ouvertes sur la première
position étaient estimées à 40 318 lots le 7 juillet, à quelques
jours de son expiration. On a assisté le 14 juillet, jour de
l’expiration du contrat juillet, à une hausse significative de
la deuxième position, le contrat septembre 2006, qui a atteint
un sommet de 15 mois. Cette hausse était principalement liée aux
rachats de couverture par les Fonds. Par la suite, la
liquidation des positions longues des Fonds a fait reculer le
contrat septembre à un plus bas de un an et demi, fermant la
séance du 21 juillet à £862 après avoir atteint un plus haut à
£1 015. Il a ensuite évolué dans des marges étroites. La
dernière semaine du mois, les cours ont continué à régresser
sous la pression des ventes spéculatives, quoique dans des
volumes réduits, qui ont poussé le cacao vers un nouveau plus
bas à £851(818FCFA), pour finalement fermer la séance du 28
juillet à £855 (820FCFA).
En Côte d’Ivoire, une
accélération des achats a été constatée avec le début de la
récolte intermédiaire. De 70 000 tonnes en avril, les achats
déclarés sont progressivement montés à 89 000 tonnes en mai et
115 000 tonnes en juin, contre respectivement 48 000 tonnes,
70 000 tonnes et 68 000 tonnes pour les mêmes périodes en
2004/05.
ACTUALITES DES
MARCHES
Selon Afrique
Agriculture dans son édition de mai 2006, les trois
principaux transformateurs de cacao présents au Ghana ont décidé
d’augmenter leurs capacités de production, montrant ainsi la
confiance des industriels du cacao dans le Ghana.
Cocoa Processing
Company (CPC) a porté sa capacité à 55 000 tonnes en
inaugurant une nouvelle ligne de broyage de 30 000 tonnes de
fèves. La 2ème phase consistera d’ici fin 2006 à
augmenter la capacité de la nouvelle ligne de 10 000 tonnes,
portant la capacité totale à 65 000 tonnes. Les équipements et
machines sont de la marque allemande « Man Ferrostaal ». Avec
cette augmentation de capacité, CPC s’attend à une hausse de
son chiffre d’affaires annuel de 40 millions de dollars
américains (20.8 milliards de CFA) à 100 millions (52 milliards
FCFA). CPC porte vers l’Afrique de l’Ouest, le Moyen-Orient,
l’Afrique du Sud, l’Europe et les Etats-Unis des produits
semi-finis (beurre de cacao, liqueur et poudre) ainsi que des
produis finis dont le chocolat « Golden Tree ».
La société suisse
Barry Callebaut, quant à elle, conduit actuellement des travaux
d’extension de son unité industrielle aux fins de doubler sa
capacité à 60 000 tonnes de fèves par an.
Pour finir, le
West Africa Mill Company Limited (Wamco), filiale du groupe
allemand Hosta, qui transforme actuellement 56 000 tonnes est en
train de porter sa capacité à 80 000 tonnes.
Les travaux
réalisés par ces trois entreprises porteront la capacité de
transformation du pays à 205 000 tonnes à la fin de l’année,
soit 35% de la production nationale. La politique du
gouvernement Kuefor vise à transformer 40% de la production
nationale contre 20% actuellement. Toujours selon Afrique
Agriculture, Cargill et ADM étudient également une
implantation industrielle au Ghana.
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